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Fil d'actu du 19 septembre 2026

Fil d'actu du 19 septembre 2026

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•

Gauthier

1. Franchises médicales : le reste à charge grimpe finalement à 140 euros au 1er octobre

Un décret du 11 septembre 2026, publié au Journal officiel le lendemain, relève le plafond annuel combiné des franchises sur les médicaments, actes paramédicaux et transports sanitaires, et de la participation forfaitaire sur les consultations et actes médicaux. Chacun des deux plafonds passe de 50 à 70 euros, portant le total à 140 euros par an, contre 100 euros aujourd'hui, sans changement des montants unitaires (1 euro par boîte de médicament, 2 euros par consultation, notamment). Le gouvernement avait un temps envisagé un doublement à 200 euros avant d'y renoncer, en juillet, face aux critiques des professionnels de santé et des associations de patients ; le texte prévoit désormais une révision annuelle en fonction de l'inflation. Selon le ministère, 18 millions de personnes restent exonérées, dont les mineurs, les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire et les femmes enceintes. La mesure entre en vigueur le 1er octobre. Vous retrouverez ici le décret.


2. MSP et CPTS : un guide proposé par AVECSanté

À l'approche des négociations qui doivent faire évoluer l'accord conventionnel interprofessionnel des CPTS, AVECsanté a publié le 15 septembre un guide destiné à clarifier l'articulation entre maisons de santé et communautés professionnelles territoriales. Sur les 2 981 maisons de santé recensées en France, qui rassemblent environ 52 000 professionnels, et les 852 CPTS couvrant désormais l'essentiel du territoire, la fédération identifie cinq conditions à une collaboration réussie : une compréhension claire et partagée des rôles de chaque structure, un financement qui ne mette pas les projets en concurrence, une gouvernance de CPTS ouverte aux équipes pluriprofessionnelles, un dialogue régulier entre équipes et coordinateurs, et une attention portée à la complémentarité des actions, en particulier en prévention. Le guide s'accompagne de deux outils pratiques, un diagnostic express et un document de répartition des missions, pensés pour que chaque territoire adapte la méthode à sa situation. Vous retrouverez ici l'article qui présente ce guide.


3. Kinésithérapeutes : la liste des prescriptions autorisées passe de 16 à 58 produits

Un arrêté du 14 septembre 2026, publié au Journal officiel deux jours plus tard, abroge le texte de janvier 2006 qui limitait strictement ce que les masseurs-kinésithérapeutes pouvaient prescrire. Vingt ans après, la liste passe de 16 à 58 catégories de produits de santé : antalgiques de palier 1 et myorelaxants hors formes injectables, mucolytiques, antiseptiques locaux, crèmes anesthésiantes, orthèses, dispositifs de neurostimulation, matelas médicalisés ou encore dispositifs respiratoires. Cette extension s'inscrit dans le mouvement plus large de partage des compétences entre professions de santé, déjà à l'œuvre chez les infirmiers et les pharmaciens, qui touche directement l'organisation du travail en équipe dans les structures d'exercice coordonné. Vous retrouverez ici l'arrêté.


4. Structures d'exercice coordonné participatives : un appel à pérenniser leur financement

Le Réseau français des villes-santé et France urbaine demandent l'inscription, dans le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale, de la pérennisation et du développement des structures d'exercice coordonné participatives, les Secpa, issues de l'article 51. Vingt-six maisons et centres de santé, engagés dans ce modèle collaboratif tourné vers la réduction des inégalités sociales de santé avec une dérogation de la tarification à l’activité, avaient vu leur financement s'arrêter brutalement le 29 janvier, avant d'obtenir une prolongation jusqu'à fin décembre. Il leur avait été proposé un maintien de leur financement et une inscription dans le label France Santé, mais cela restait insuffisant ; les deux organisations demandent également une enveloppe dédiée à l'accompagnement de nouveaux projets. Vous retrouverez ici le site qui détaille cet appel.


5. Mais encore…

Les plateformes de téléconsultation sont sommées de mettre fin aux options payantes de « coupe-file ». Facturés entre 5 et 20 euros selon les plateformes, ces suppléments permettent d'obtenir un rendez-vous plus rapidement qu'en attente normale, alors qu'une téléconsultation en secteur 1 reste fixée à 25 euros. L'Assurance Maladie rappelle que toute majoration conditionnant l'accès aux soins est interdite ; le ministère de la Santé a donné jusqu'au 1er octobre à sept plateformes pour supprimer ces frais, sous peine de perte d'agrément. Par ailleurs, l'Assurance Maladie a lancé le 11 septembre une campagne de sensibilisation à l'hypertension artérielle, qui touche 17 millions d'adultes en France sans être reconnue comme maladie cardiovasculaire par la majorité d'entre eux ; la tension n'est aujourd'hui maîtrisée que chez un quart des patients traités, alors qu'une bonne prise en charge réduit le risque d'AVC de 40 % et d'infarctus de 25 %. La campagne se déploiera jusqu'en mai 2027. Vous retrouverez ici l'article sur les coupe-files et là le communiqué sur la campagne hypertension.


Bonne lecture et bon week-end à vos équipes,

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