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Gauthier
La santé des femmes au régime agricole
La MSA a publié récemment son rapport Charges et Produits 2027. Un constat y retient l'attention : à âge égal, les agricultrices apparaissent globalement moins touchées que les autres femmes par certaines pathologies (maladies du foie, cancers du sein, du col et du poumon, MICI, troubles psychiatriques). Le rapport apporte lui-même une nuance importante : cette sous-représentation peut refléter des difficultés d'accès aux soins plutôt qu'un meilleur état de santé. Un chiffre éclaire ce point : plus d'une agricultrice non salariée sur deux (56 %) réside dans une intercommunalité sans gynécologue libéral, contre 23 % des femmes en population générale. À l'inverse, les agricultrices, surtout non salariées, sont plus fréquemment concernées par les maladies cardioneurovasculaires, notamment les valvulopathies et l'insuffisance cardiaque. Vous retrouverez ici le rapport.
Pour contribuer aux politiques publiques, la MSA structure 29 propositions autour de 7 axes : prévention et éducation pour la santé ; prévention du mal-être et santé mentale ; approche « Une seule santé » (One Health) et responsabilité environnementale ; accès aux soins dans les territoires ; qualité des pratiques et pertinence des soins ; contrôle et lutte contre la fraude ; enjeux numériques et recherche. L'exercice coordonné en milieu rural et la contribution à France Santé y figurent parmi les leviers d'accès aux soins.
2. Un patient agricole sur trois porte une pathologie chronique
Toujours dans le rapport MSA : parmi les 2,8 millions de patients ayant consommé des soins en 2024, un sur trois présente au moins une pathologie. Ce constat rejoint la tendance nationale relevée par l'assurance maladie : à l'horizon 2035, près d'une personne sur deux pourrait vivre avec une maladie chronique. Une donnée utile à garder en tête pour anticiper les besoins de vos patientèles.
3. Retour sur le rapport de l'assurance maladie : quelques repères chiffrés
Le rapport Charges et Produits 2027 de la Cnam, publié début juillet, livre plusieurs indicateurs sur la structuration de l'offre. On peut retenir +32 % de primo-installations de généralistes libéraux en 2025. Les assistants médicaux poursuivent leur progression, avec plus de 9 300 contrats signés fin 2025 (+ 20 % en un an). Autre repère : une diminution du nombre de patients en ALD sans médecin traitant en 2025 (4,3 % contre 5,6 % en 2022).
De plus, le rapport confirme que la Cnam veut développer le recueil de l’expérience patient (PREMs) et des résultats de soins (PROMs) via le dossier médical partagé (DMP) en soins primaires. Vous retrouverez ici les rapports.
4. Vaccination des voyageurs : le HCSP actualise ses recommandations
Le HCSP a publié l'édition 2026 de ses recommandations aux voyageurs, avec des évolutions notamment pour la dengue et le chikungunya.
Pour le chikungunya, la vaccination est désormais recommandée dès 12 ans pour les séjours de plus d’1 mois en zone endémique et quelle qu’en soit la durée en zone épidémique. Cela s’inscrit dans un contexte de hausse marquée (500 000 cas rapportés à travers le monde, 186 décès déclarés en 2025). Deux vaccins ont une AMM européenne : Ixchiq (vivant atténué) et Vimkunya, avec des contre-indications à respecter.
Pour la dengue, le vaccin Qdenga voit ses indications élargies. Avec l'implantation du moustique-tigre, le sujet dépasse le seul cadre du voyage. Vous retrouverez ici le rapport.
5. Prévention cardiovasculaire : des économies documentées
L'assurance maladie, en partenariat avec l'OCDE, a chiffré le rendement de la prévention. Agir sur les facteurs de risque cardiovasculaire représenterait jusqu'à 1 euro d'économie par habitant et par an, plus de 2 000 personnes préservées chaque année d'une maladie chronique, et environ 6 années de vie en bonne santé gagnées pour 100 000 habitants. Ces données nourrissent les débats du prochain PLFSS, dans un contexte où le déficit de l'assurance maladie est estimé à 13,8 milliards d'euros pour 2026 et pourrait atteindre 41 milliards en 2030 sans inflexion. Source.
6. Aide à mourir : vote définitif le 15 juillet
Le parlement a approuvé définitivement la loi sur la fin de vie à 291 voix contre 241. Ce mercredi 15 juillet après-midi, l'Assemblée nationale a examiné en lecture définitive la proposition de loi relative au droit à « l'aide à mourir » sous certaines conditions. Après 4 ans de débat et le troisième rejet du Sénat le 7 juillet et l'échec de la commission mixte paritaire, les députés ont eu le dernier mot. Le texte sur les soins palliatifs a, quant à lui, été définitivement adopté le 11 mai.
Bonne lecture et bon été à vos équipes,
L'équipe Akeia

Akeia est une entreprise basée à Strasbourg. La conception de la solution est réalisée en France, par les co-fondateurs d’Akeia, en partenariat avec des coordinateurs et professionnels de santé. Toutes les données sont stockées sur des serveurs Français certifiés HDS.
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